L’ESSENCE DES BEAUX-ARTS, DE L’ARCHITECTURE ET DE L’URBANISME A LA LUMIERE DE MÂAT,
LE PRINCIPE ORGANISATIONNEL UNIVERSEL DE LA CIVILISATION ANTIQUE EGYPTIENNE


Pascal Kossivi ADJAMAGBO,
Artiste, Ingénieur de l'Ecole Nationale des Ponts et Chaussées de Paris,
Docteur d'Etat et Agrégé de Mathématiques,
Maître de Conférence à l’Université Paris 6

adja@math.jussieu.fr

Lomé, le 3 juillet 2010 au CCF à 10h15

RESUME
Après avoir illustré l’importance pour tous les praticiens et futurs praticiens des métiers des beaux-arts, de l’architecture et de l’urbanisme d’une réflexion critique permanente sur « ce qu’ils savent et ce qu’ils font », et après avoir rappelé l’origine égyptienne antique, et donc africaine, de tous les métiers des beaux-arts, de l’architecture et de l’urbanisme, nous commençons par justifier pourquoi il faut retourner aux sources de la civilisation africaine égyptienne, et non de la civilisation européenne grecque, pour découvrir l’essence méconnue des beaux-arts, de l’architecture et de l’urbanisme, essence dont nous soulignons la spécificité par rapport aux natures et aux finalités mieux connues de ces disciplines que nous le rappelons.
Grâce à une présentation synthétique des diverses composantes religieuses, philosophiques, morales, politiques, juridiques, scientifiques et artistiques de Mâat, le principe organisationnel universel de la civilisation antique égyptienne, nous expliquons ensuite comment les beaux-arts, l’architecture et l’urbanisme sont les expressions artistiques de ce principe qui s’impose alors tout naturellement comme « l’essence des beaux-arts, de l’architecture et de l’urbanisme », faisant ainsi que chaque artiste, architecte ou urbaniste authentique un véritable et noble « serviteur de Mâat », à l’image du premier ministre du Pharaon.
En nous appuyant sur les sources historiques les plus fiables, nous expliquons ensuite comment la fécondité et la vitalité de cette « essence » sont incarnées par la figure emblématique de Imhotep, à la fois architecte, sculpteur, artiste, premier ministre et grand prêtre, qui s’impose naturellement comme le père universel incontesté des beaux-arts et de l’architecture, dont tous les praticiens des métiers des beaux-arts, de l’architecture et de l’urbanisme devraient être de dignes et fiers fils spirituels.
Pour terminer, nous en déduisons les impacts techniques et éthiques que la « conscience professionnelle » de « Mâat, l’essence des beaux-arts, de l’architecture et de l’urbanisme » devrait avoir sur la conception, la réalisation et le suivi des œuvres des praticiens de tous les métiers des beaux-arts, de l’architecture et de l’urbanisme, notamment dans l’architecture moderne africaine et l’urbanisme moderne africaine, pour contribuer à mettre fin à la honte des « mégapoles bidonvilles » africaines et à relever le défi stimulant de l’architecture solaire et écologique lancé aux hommes depuis des millénaires par « châteaux »  des termites. Télécharger la version intégrale de la conférence en PDF

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